Rencontre avec… Johan BONIFACI, consultant middle office FOREX PNL Risk chez Groupe INGENA  

Ingénieur de formation, passé par la gestion d'actifs avant de rejoindre le middle office FOREX PNL Risk, Johan nous raconte son quotidien entre contrôle des opérations, gestion du risque et automatisation d'un desk de change. Un métier de l'ombre, essentiel à la salle des marchés, et un parcours marqué par des choix de vie forts. Découvrez son interview ! 

Aujourd'hui en mission pour INGENA chez une grand banque, il prend le temps de nous expliquer ce qui l'anime vraiment dans ce métier. Et de tordre le cou à quelques idées reçues. 

Laissez-vous inspirer ! 

Blog : Salut Johan, tu peux te présenter rapidement et nous raconter le chemin qui t'a mené jusqu'à ton poste actuel en middle office FOREX? 

Johan — Je m'appelle Johan Bonifaci, j'ai 27 ans, je suis d'origine grenobloise. Pour faire synthétique : j’ai un parcours Bac S, prépa scientifique PTSI, puis direction école d'ingénieur, et c'est en choisissant mon école d’ingénieur que j'ai découvert qu'on pouvait aussi s’orienter vers la finance. Ça m'a tout de suite attiré. J'ai rejoint l'ESILV, une des rares écoles d'ingénieur vraiment orientées finance, avec un gros challenge à la clé : j'ai quitté Grenoble pour Paris ! 

Mon stage de fin d'études, six mois chez Turgot Asset Management, m'a fait découvrir la gestion de portefeuille alors que je visais plutôt le front office comme beaucoup de jeunes diplômés au départ. J'ai réalisé que d'autres facettes de la finance me correspondaient mieux. Le stage s'est vraiment bien passé, j’ai vraiment apprécié l’ambiance family office donc j’ai enchaîné sur un CDD chez eux, puis j’ai eu une proposition de CDI. Mais au même moment, la santé de ma mère, déjà fragile, s'est dégradée. La famille passe avant tout pour moi, donc j’ai décidé de repartir à Grenoble pour être présent pour elle. Ça a duré un an et demi, pendant ce temps a ses côtés  j’ai aussi continué à me former (certification AMF, Bloomberg, j’ai ouvert un portefeuille fictif pour mieux comprendre les mouvements de marchés et les indicateurs).  

Une fois sa maladie stabilisée, j'ai voulu reprendre la finance mais à Grenoble c’est compliqué, donc je suis reparti à Paris. Plusieurs cabinets m'ont contacté, mais c'est la proximité commercial-consultant chez INGENA qui a fait la différence pour moi. Un vrai point d'honneur ici, contrairement à d'autres structures où on t'oublie une fois en mission. Tout est allé très vite : entretien INGENA, entretien client deux jours après, j’étais en poste la semaine suivante.  

J'ai rejoint INGENA en juin 2025, pour un remplacement censé durer six mois, prolongé depuis jusqu’à maintenant, car le client est très content de ce que j'apporte à l'équipe. J'ai eu la chance de pouvoir façonner le poste selon mes points forts, avec le soutien de la responsable côté client. Aujourd’hui je suis un peu moins sur des sujets de prod basique et répétitifs, je me suis plus orienté sur ce que je préfère. 

 

Blog : Et aujourd'hui, concrètement, tu travailles sur quoi ? 

Johan — Ce que j'aime faire, c'est résoudre des problèmes complexes, être sur des projets qui demandent de la créativité pour trouver des solutions et me creuser un peu la tête. Ça m'anime parce que je suis tout le temps en train de me demander comment je vais faire, je ne m'ennuie jamais.  

J'ai tendance à vite m'ennuyer sur des tâches trop répétitives, et cette gestion de problèmes au sein de la banque, ça me stimule vraiment. J'aime aussi coder, avec ma formation d'ingénieur je sais programmer, et j'essaie de le faire autant que possible au sein du desk. 

Un exemple concret sur mes missions : notre front office peut se retrouver trop exposé sur le marché. Quand ils passent des ordres, ils ont normalement un système de couverture. S'il n'est pas activé, ils sont exposés, ce qui fait prendre des risques à la banque. Ça arrive pour plein de raisons : un ordre mal saisi, un trader qui l'a passé dans le mauvais sens, un zéro oublié sur le montant. Ces problèmes doivent être résolus très vite : plus l'exposition dure, plus l'impact est important pour la banque. Il faut trouver la cause, comprendre d'où vient l'exposition et pourquoi. C'est ce que je trouve le plus intéressant. Une fois qu'on a compris, résoudre le problème est plutôt facile. 

Blog : T'es un peu un enquêteur, en fait ? 

Johan — C'est ça. Avec le temps on développe du flair sur d'où le problème peut venir, selon la devise, selon le desk d'où l'ordre est passé. Comme un enquêteur, on suit les indices pour trouver l'info qui manque et contacter la bonne personne pour résoudre le souci. 

Blog : Le "middle office", c'est un terme que tout le monde utilise dans ton métier — comment tu l'expliquerais à quelqu'un qui n'y connaît rien ? 

Johan — La chaîne front-to-back s'articule sur trois piliers. Le front est en contact avec le client et fait passer les ordres sur le marché. Le middle office s'assure que les systèmes sont bien en accord avec ce que voulait le client au départ et ce que le front a effectivement passé sur le marché. Il fait aussi le management du risque et le calcul du profit généré par le front. Le back office gère toute la partie comptabilité, confirmation des paiements, avec la banque, etc.  Un peu l'intendance si je puis dire 😉 . 

Blog : C'est quoi une journée type pour toi sur le desk FX ? Il y a un rythme, ou c'est très dépendant du marché ? 

Johan — La seule vraie contrainte, ce sont les horaires de marché : sur le desk dès 9h, pas de départ avant 17h30, souvent plus tard dans les faits. 

Le matin, on vérifie tous les deals et ordres passés pendant la nuit. Paris centralise les desks du monde entier (Asie, Amériques, Europe), donc il faut assurer une présence continue. En fin de matinée et début d'après-midi, j'ai plus de liberté pour mes projets et la programmation, entre deux contrôles. 

C'est en fin de journée, après 16h30, que ça se joue vraiment : le contrôle de tout ce qui a été fait dans la journée. C'est là qu'on rencontre le plus de problèmes : une erreur non détectée reste exposée toute la nuit, ce qui peut coûter cher à la banque. Ça peut prendre quinze minutes comme trois heures. Il y a aussi une permanence tournante jusqu'à 19h, pour garantir qu'aucun desk ne reste exposé  (une contrainte réglementaire propre à la banque où je suis en mission).  

En résumé : contrôle, projet, projet, contrôle. 

Blog : Tes compétences quant, Python — tu les utilises encore au quotidien, ou c'est un tout autre muscle que tu sollicites maintenant ? 

Johan — Le cœur de mon métier aujourd'hui, ce n'est vraiment pas la programmation en soi, c'est la gestion du PNL, du risque, et de comment gérer tout ça. On est au milieu de la chaîne, un peu le cœur de résolution entre le front et le back. Mais on est dans une ère où les banques poussent vers l'automatisation, pour réduire les coûts et éviter les erreurs humaines. Je suis l'un des seuls dans l'équipe du desk à savoir coder, donc je suis pas mal sollicité là-dessus, par mon équipe et par d'autres équipes, et ça me plaît beaucoup. C'est en train de devenir de plus en plus mon métier, automatisation oblige. 

Blog : Il y a des idées reçues sur ton métier qui t'agacent particulièrement ? 

Johan — Que dans la finance on n'a plus de vie sociale à cause des horaires. C'est vrai qu'on travaille beaucoup, mais ça dépend surtout de comment on gère son temps. Moi j'ai le temps pour le sport, mes proches, les jeux vidéo.  

Il y a aussi l'idée que tout le monde y gagne des fortunes. C’est faux pour la plupart des gens, pas plus que dans d’autres domaines même si beaucoup d'argent transite en effet par les banques. 

Sur le quotidien, deux choses me frustrent plus personnellement : qu'on m'appelle via Teams alors que la personne est à trois mètres de moi, ça me rend fou. Le contact humain compte trop pour moi pour préférer un coup de fil. Je préfère vraiment la communication de vive voix, surtout qu'on sort d'une période Covid où on était vraiment coupés les uns des autres.  

Et en 2nd, le télétravail : à une époque où on a la chance de pouvoir tous aller au travail et se retrouver, je trouve ça dommage de ne pas le faire. En réunion d'équipe, quand quelqu'un dit "je ne savais pas cette info" : normal, il n'était pas sur le desk. Je trouve qu'on perd toutes les infos informelles qui circulent en présentiel. Je comprends que certains habitent loin, mais pour moi l'aspect social et la communication en pâtissent vraiment. Ok c’est du travail, mais c’est franchement plus agréable si on est ensemble non ? 

 

Blog : C'est quoi la résistance que tu rencontres le plus souvent — chez les clients, dans les équipes ? Comment tu fais pour dénouer tout ça ? 

Johan — Le point clé, plus qu'une résistance, c'est la communication. Si tu n'arrives pas à communiquer proprement avec ton manager, avec les équipes, avec les équipes de la banque, aucun intérêt. Si tu fais ton contrôle de ton côté et que tu ne communiques pas aux autres, autant ne pas le faire et laisser les autres s'en charger, parce que ça ne marchera pas. La communication est hyper importante. 

 

Blog : Et INGENA dans tout ça — la culture, c'est ce à quoi tu t'attendais ? 

Johan — J'adore la relation commercial-consultant qu'il y a chez INGENA, tout particulièrement. La personne qui s'est occupée de moi dès le départ, on se comprend, on se voyait toutes les deux semaines, c'est agréable de pouvoir échanger aussi souvent. Quand je compare avec d'autres consultants et la façon dont ils sont traités par leur cabinet, j'ai l'impression qu'ils ne sont pas suivis, qu'ils sont un peu tout seuls. Ça ne sert à rien de travailler pour un cabinet comme ça selon moi. 

Chez nous, les relations que j'ai pu avoir avec les autres, ça a toujours été génial. C'est presque devenu des amis, on ne parle pas que boulot, on prend des nouvelles, et pour moi, ça change tout. Les commerciaux viennent aussi me voir directement dans les locaux, c'est top, parce que moi le téléphone, ça ne m'intéresse pas trop, je préfère aller boire un café, avoir cette proximité.   

J'ai carrément refusé d'autres postes intéressants chez des concurrents parce que je n'avais pas l'impression d'être considéré. Ce n'est valorisant pour personne d'être un parmi tant d'autres. 

J'apprécie vraiment cette culture humaine et de proximité au travail, et c'est grâce à INGENA que j'ai pu retrouver ça ! 

Blog : Un dernier mot pour quelqu'un qui hésite à nous rejoindre ? 

Johan — Je lui dirais : si tu veux vraiment pouvoir voir plusieurs horizons dans le domaine de la finance, tout en étant accompagné par de vraies personnes qui ont à cœur de faire quelque chose avec toi, INGENA est fait pour toi. 

Conclusion

Merci Johan pour cet échange sincère et généreux. On a rarement vu quelqu'un capable d'expliquer un métier aussi technique avec autant de clarté et d'enthousiasme — de la gestion du risque FX aux rouages d'une salle de marché, en passant par un parcours de vie marqué par des choix courageux. Un contact dynamique, enjoué, et un vrai talent pour rendre accessible ce qui, de l'extérieur, semble complexe. 

Son témoignage illustre parfaitement ce qui fait la spécificité d'une mission chez INGENA : un accompagnement de proximité, la possibilité de façonner son poste selon ses points forts, et des environnements techniques exigeants (gestion du risque, automatisation, finance de marché) qui font grandir. 

Envie de découvrir le middle office, la finance de marché ou d'autres métiers de la Banque, Assurance, Finance ? 

Si vous vous reconnaissez dans cette façon de travailler — la rigueur, la curiosité, le goût de la résolution de problèmes — les équipes du groupe INGENA DRiMS sont en pleine croissance. 

→ Découvrez nos opportunités de missions en Banque, Assurance et Finance de marché  ici et rejoignez l'aventure ! 

 

Les équipes du Groupe INGENA grandissent, saisissez l’opportunité !

Pour aller plus loin

Merci d'avoir lu cette interview ! Envie d’en savoir plus sur les missions ouvertes chez INGENA ? Suivez nos actus en vous abonnant sur LinkedIn.


Suivant
Suivant

Notre Bilan Carbone